Bonjour,
vous savez, la complexité et le jargon technique ne m'ont jamais impressionné (*), ce qui m'impressionne ce sont les solutions astucieuses, simples, bien pensées, économiques et qui fonctionnent bien et longtemps !
(*) par contre je pense que ça impressionne quelqu'un qui n'y connaît pas grand'chose, et c'est tout le problème !
Depuis 11 ans que je travaille dans la petite hydro, je vois fréquemment des installations hydroélectriques compliquées, parfois de véritables usines à gaz (comme celle que vous décrivez ! et qui est bien loin de la simplicité des roues à aubes que vous vantez !) créées par des ingénieurs (et c'est un ingénieur qui vous parle !

) : certaines fonctionnent bien, d'autres pas ! Et quand elles fonctionnent, il faut toutes les connaissances de celui qui les a créées pour les utiliser, les maintenir en marche ou les réparer, et le jour où cette personne n'est plus là, tout s'arrête...
Bien que passionné de technologie (et maîtrisant je pense celles dont vous parlez), je suis farouche partisan de la simplicité : bien sûr il faut faire des calculs, mais ensuite il faut optimiser, simplifier, s'inspirer des solutions anciennes simples et qui fonctionnent, et se méfier de tout ce que la technologie actuelle permet de faire, souvent inutilement.
Vous parlez de choses complexes, mais il y a beaucoup d'a priori, de raccourcis et d'erreurs (*) dans votre présentation et dans votre dimensionnement des roues Zuppinger : rien que sur le distributeur qui a été monté, on voit qu'il y a quantité de défauts de conception et de réalisation, donc j'appréhende un peu la suite.
(*) je n'ai pas le temps de tout relever, c'est
truffé d'erreurs, par exemple :
rapport de vitesse (à chute et diamètre égaux) de "2 à 4" entre Sagebien et Zuppinger
Faux, ce sont les mêmes roues à quelques détails près
Estimation au doigt mouillé de la vitesse (maintenant c'est 6 tr/min) : elle doit être calculée en fonction de la chute, du diamètre de roue, ...
Plusieurs intervenants vous ont indiqué que 4 tr/min c'est déjà trop pour une roue de 8 m de diamètre (3 étages !) sous 1.40 m de chute
ils n'ont pas d'intérêt à nous dire des c...
Mais il n'y a pas besoin d'intérêt pour ça, certains le font très bien spontanément
Vous parlez de travailler jusqu'à 30 % de glissement mais à cette valeur c'est environ 30 % de la puissance à l'arbre qui part en échauffement (si résistances rotoriques, sinon voir ci-dessous), la génératrice devient brûlante et les protections de température de bobinages (si elles existent) déclenchent
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produire de l'énergie du stator vers le réseau mais également du rotor vers le réseau
Oui, lors du glissement on peut récupérer une partie des pertes rotoriques en utilisant un circuit 4 quadrants pour gérer le rotor à différentes fréquences, au lieu d'utiliser les traditionnelles résistances rotoriques, mais il faut alors une génératrice calculée et bobinée spécialement pour extraire de la puissance 24h/24, et non pas un ancien moteur standard sur lequel le bobinage rotorique et les bagues sont juste prévus pour améliorer le démarrage de façon temporaire par interpositions de résistances.
dv/dt importants dans les enroulements rotoriques et faire circuler des courants de fréquences élevés dans ces mêmes enroulements
C'est pourquoi les machines qui travaillent avec des courants découpés (gradateurs, variateurs, onduleurs, ...) sont conçues avec des bobinages de haute qualité et une isolation renforcée, ce qui n'est très certainement pas le cas de votre ancien moteur. Il est probable qu'après quelques mois de fonctionnement l'isolation des fils de cuivre soit perforée par des micro-arcs qui se produiront à cadence rapide faute d'un isolement suffisant, la suite est le bobinage en court-circuit
Les bagues et balais de votre ancien moteur sont eux aussi prévu pour les courants sinusoïdaux "propres" des anciennes résistances de démarrage, comment vont-ils se comporter et vieillir avec des courants pulsés, mystère ...
Les MADA sont aussi très sensibles aux fluctuations de tension du réseau, vous risquez de subir de nombreux découplages, enfin comment va réagir Enedis en découvrant le schéma unifilaire de cette usine à gaz (probablement de type 3.b avec crowbar que vous oubliez de mentionner) ? pas certain qu'ils vous raccordent.

(Merci
Gé pour le smiley drapeau blanc !) Bon, on va attendre que tout ça fonctionne et produise, et j'espère que vous nous communiquerez les résultats des premiers essais, par exemple la puissance électrique moyenne mesurée sur 1 ou 2 heures de marche, ainsi qu'un suivi de la fiabilité de l'ensemble au long des années.
Bonne fin de W.E.
dB-)