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Re: Pour eviter de tordre les crémaillères

Posté : 22 juil. 2010, 00:36
par PERRET
Bonsoir,
Tout t'a fait d'accord avec toi pour ta réalisation. Prix convenable.
Toujours utiliser des vérins neufs standards + 2 couches de peinture époxy.
Comme la tige du vérin est en principe toujours rentrée, pas de problèmes d'oxydation ou d'entartrage.
Néanmoins prévoir l'attache de la tige du ou des vérins nettement en dessus du bief, avec axes en inox.
Si tu est intéressé, je peux faire parvenir des schémas d'automatisme de clapet, régulation par micro automate ou par doseur cyclique,
mesure du niveau par sondes résistives, sondes de niveau magnétiques, capteurs de position analogiques à câble ou par sonar. J'ai tout essayé, ou presque.
Tous ont des qualités et des défauts, plus ou moins acceptables suivant les conditions d'utilisation.
Surtout pas de régulateurs PID ou autres que l'on met souvent un temps fou à régler, compte tenu des temps de réponse d'un bief.
En principe le niveau est maintenu au cm près.
Tout dépend toujours des conditions d'utilisation et du prix que l'on veux bien y mettre.

cherche renseignement sur vannage automatisé

Posté : 25 nov. 2010, 15:40
par regis vigneron
Bonjour,
Je souhaiterai connaitre la puissance nécessaire ainsi que les caractéristiques techniques de petits moteurs réducteurs en monophasé pour lever des vannes .
L'installation actuelle étant à crémaillères manuelles (manivelle) chaque vanne mesurant environ 2m/2m (installation très ancienne)

Re: cherche renseignement sur vannage automatisé

Posté : 27 nov. 2010, 16:52
par Admin
Bonjour,

il y a plusieurs systèmes manuels de manœuvre de vannes, par exemple :

a : système à une vis et pignons coniques (assez dur à manœuvrer)
a.JPG
b : système à une crémaillère et pignon (assez dur à manœuvrer)
b.JPG
c et d : système à plusieurs crémaillères, et boites de démultiplication (facile à manœuvrer)
c.JPG
d.JPG
Encore une variante :
260720103463.JPG
Et une autre ...
Photo 037.JPG
Pour choisir la puissance d'automatisation, vous avez le choix : pour un même travail (lever les vannes), plus c'est puissant, plus ça va vite (par exemple 2 kg d'explosif vont manœuvrer les vannes en une fraction de seconde !). En général on adapte un système qui a la même force (couple) et la même vitesse qu'une personne qui manœuvrerait la vanne.

Personnellement, j'utilise la démarche suivante :

1) déterminer le couple nécessaire pour ouvrir la vanne :

- avec le système b ci-dessus pour une vanne de 2m * 2m et 1,60 m d'eau, il faut qu'une personne de 80 kg mette tout son poids au bout d'un levier horizontal de 60 cm pour décoller la vanne, ce qui donne donc un couple respectable de 80 * 0,6 = 48 kg.m ou 48 daN.m

- avec les systèmes c et d ci-dessus, la manivelle mesure environ 30 cm, et il faut y suspendre environ 10 kg (1 pack d'eau) pour la faire tourner, soit un couple beaucoup plus modeste de 10 * 0,3 = 3 kg.m ou 3 daN.m

2) trouver un moto-réducteur qui aura un couple au moins égal au couple déterminé ci-dessus, soit directement, soit par un réducteur à chaine par exemple, et donnera une vitesse semblable à celle du mouvement manuel : dans l'exemple b ci-dessus, une vitesse de 6 tr/min est raisonnable (soit un tour en 10 secondes), et dans l'exemple c ci dessus, une vitesse de 60 tr/min (soit 1 tour / seconde).

3) la puissance en elle même (en Watt) n'est pas très importante, elle est égale au produit du couple (en N.m) et de la vitesse (en radians/s) déterminés ci-dessus. Si le couple et la vitesse sont corrects, la puissance sera correcte. (En gros, les humains ont une puissance de 3W / kg, donc ça tourne autour de 200 à 300W).

Exemples de moto-réducteurs ici : http://www.alpesmotorisations.com/produ ... ategorie=1
mot_reduct.jpg
Remarque : ce sujet a déjà été en partie traité ici : http://dbhsarl.eu/forum/viewtopic.php?f=5&t=101

Cordialement

d.Beaume

Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 12 janv. 2011, 22:30
par djan
Bonjour,
Comment trouver de la doc pour concevoir un barrage mobile à clapet de 1.20m de haut et 25 de long+passe à poisson( débit réservé 700l/s) en remplacement de la retenue (non mobile) actuelle.
j'ai trouvé de bons livres sur amazone: mais plus rien n'est dispo à l'achat.
quelqu'un a t'il déjà numérisé des ouvrages de référence.

sinon, y a t'il des personnes succeptible de me faire un plan de principe d'implantation gratuitement (à main levée même) si je vous envoie les plans de la retenue actuelle?

que pensez vous des solutions gonflable 100% ou boué gonflable à l'air derriere clapet comme retenue d'eau?
Merci

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 13 janv. 2011, 08:42
par From
Je m'incruste car ce sujet m'intéresse aussi, également sur les points suivants :
- Compatibilité avec un déversoir en pierres en marches d'escalier (tournant)
- Coût

Merci

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 13 janv. 2011, 14:38
par djan
en fouillant sur le net
on trouve l'existance de nombreux utilitaires informatique conçu par des étudiants en hydro pour tous types d'application,
notament le cout des ouvrages hydro, en fonction de leur techno
seulement, comment se les procurer?

si certains d'entre vous ont certaines de ces petites applications parfois très utiles lié au domaine de l'hydro.
je suis preneur.

Merci

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 14 janv. 2011, 00:32
par PERRET
Une anecdote

Moulin de la Plaine.
Déversoir - 001.jpg
Le déversoir est en mauvais état. Décision est prise de faire un clapet en crête du déversoir. A cette fin, est réalisé le génie civil, coulé 40 m3 de béton, demandé devis pour la confection et la pose d'un clapet (20 m x 0,75 m) à des entreprises locales.

1993 : Grande inondation à Marle (Aisne). L'ingénieur du bureau d'études chargé de faire une étude hydraulique de la rivière pour limiter l'impact des crues souhaite me rencontrer.
Je lui signale qu'il serait souhaitable de faire un clapet sur le déversoir, que je m'en occupe, que le génie civil a été réalisé et lui montre un devis de la partie chaudronnerie du clapet restant à réaliser.

Réponse : ne faite plus rien, nous allons nous en occuper.

Les années passent et, un jour, une pancarte est implanté sur le site.
Panneau Clapet - 1.JPG
Et, finalement, en 2006 le clapet est mis en place.
Clapet 06.jpg
A l'époque j'avais estimé qu'il restait à débourser environ 65.000 Frs (10.000 €) - Fourniture et pose clapet : 6.000 € ; automatisation, vérin, imprévus : 4.500 €
En 13 ans les prix ont naturellement évolués et nous sommes passés à l'Euro !
Pour les travaux, rien à dire, le niveau du bief n'a été abaissé qu'une seule journée, le clapet est robuste, mais néanmoins petit problème : la prise du niveau de l'eau du bief se fait par des poires où le différentiel est très important (de 10 à 15 cm).
Résultat : en cas de crue le clapet ne se baisse pas complétement et, plus gênant pour l'Exploitant, ne se relève pas complètement lorsque le niveau baisse.
Il faut alors le relever manuellement !
Clapet du Moulin de la Plaine à MARLE 08-04-2006 16-49-30 2104x998.JPG
Il ne reste plus qu'à modifier le système de contrôle de niveau.
Et à réaliser une passe à poissons.

Les bonnes idées sont bienvenues. Surtout que là, c'est l'Exploitant qui devra financer.

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 14 janv. 2011, 08:12
par From
Bonjour,

Merci de ce "retour d'expérience", et de ces belle photos ...
Néanmoins je confesse que je ne comprends pas la phrase suivante:
PERRET a écrit :la prise du niveau de l'eau du bief se fait par des poires où le différentiel est très important (de 10 à 15 cm).
Merci !

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 14 janv. 2011, 11:55
par moulino51
Bonjour from,

L'avantage des poires, c'est qu'elles se conservent mieux que les pommes :lol: :lol: :lol: :lol: !!!!!!

Mes amitiés

Gérard. :D

Re: Conception d'un barrage à clapet+passe à poisson

Posté : 14 janv. 2011, 11:58
par PERRET
Contrôle du niveau de l'eau pour la régulation d'un bief

Peut s'effectuer notamment par :

- deux "poires", couramment utilisées sur les pompes vide cave. Fiables, peu couteuses, pouvoir de coupure important, mais différentiel rédhibitoire (10 à 20 cm).
On appelle "différentiel" la différence de niveau entre le moment où un contact s'établit et celui où il se coupe.

- deux flotteurs magnétiques genre "Kubler". Fiables et précis : différentiel : ± 1 mm. Faciles d'emploi et peu encombrants - Ø 45 mm -, se placent dans un tube PVC.
Sensibles au gel. Solution : introduire de l'alcool à brûler dans le tube PVC si gel prolongé.
Le contact ILS, au pouvoir de coupure limité, doit être protégé par un circuit RC ou une Varistance (Var-Mov), ou par diode en courant continu, s'il commande d'une bobine de relai.
THENELLES - Automatisme vannes - 9.JPG
- deux détecteurs de niveau, électroniques, résistifs ou capacitifs. Précis : différentiel <= 1 mm. Même problème en cas de gel.

Ces trois systèmes s'utilisent par paire : 1 niveau haut ; 1 niveau bas.

- une sonde à ultrasons. Donne une information analogique 0 - 10 Volts ou 4 - 20 mA.
Située hors d'eau, la mesure n'est pas faussée par le gel par exemple. La mesure analogique nécessite d'être traitée par un micro automate possédant une entrée analogique (C'est le cas avec tous les matériels récents).
Excellente solution, très souple, malheureusement plus couteuse, qui demande quelques connaissances pour la mise en œuvre et la maintenance.
Sonde à ultrasons.JPG